Depuis quelques jours, ils postent sur leurs réseaux sociaux des images de leurs équipes en pleine installation des futures expositions, containers ouverts et œuvres éparpillées sur le sol, histoire de nous permettre de jeter un œil en coulisses, avant le retour de leurs artistes sur la scène culturelle. Que ce soit le Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie, le Musée du Temps ou le FRAC, ils frétillent d’impatience de renouer avec le public ce 19 mai. Alors quoi de neuf du côté des expositions ?

Au programme…

L’heure est aux retrouvailles, cette fois pour de vrai ! Le MBAA inaugure sa réouverture avec une mise en lumière de l’œuvre de « Juliette Roche. L’insolite. », du 19 mai au 19 septembre. Cette première rétrospective de Juliette Roche depuis sa disparition vise à faire connaître une figure méconnue des avant-gardes artistiques. Peu exposée de son vivant, Juliette Roche, à la fois insolite et discrète, mêle les influences esthétiques. Elle renouvelle les genres traditionnels de la peinture par une grande liberté de ton. Portraits mondains, autoportraits, masques de théâtre symbolistes et natures mortes aux volumes synthétiques cohabitent avec son intérêt pour l’espace public. L’exposition s’attache à cerner l’évolution esthétique et le contexte de création d’une figure inscrite dans les communautés artistiques de son temps, éclipsée par la célébrité de son époux, le cubiste Albert Gleizes. En 1927, ils fondent ainsi à Sablons, en Isère, les Coopératives artistiques et artisanales de Moly-Sabata, résidence d’artistes toujours en activité et gérée par la Fondation Albert Gleizes. La trajectoire artistique de Juliette Roche sera éclairée par la présentation inédite de ses archives personnelles afin de cerner au plus près l’identité de celle qui se désignait comme « la dame en peau de léopard » qui « boit du whisky et parle d’art » (Demi-cercle, 1920).

Le Musée du Temps rattrape celui perdu l’année dernière, alors que l’exposition « Transmissions – L’immatériel photographié » devait ouvrir le 14 novembre dernier, lancée en collaboration avec le Musée International d’Horlogerie de la Chaux-de-Fonds. Elle durera jusqu’en novembre 2021. Cette exposition transfrontalière exceptionnelle s’inscrit dans le cadre de la candidature franco-suisse des savoir-faire en mécanique horlogère et mécanique d’art sur la Liste du Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

Entrée gratuite au Frac tout l’été

Côté FRAC, on célèbre cette réouverture en accueillant le public à guichets ouverts et gratuits, et ce, jusqu’au 31 aout. Au programme, la découverte de l’exposition « Danser sur un volcan », prolongée jusqu’au 3 janvier 2022, qui réunit des artistes visuels et des chorégraphes pour une cinquantaine d’œuvres (sculptures, peintures, vidéos, performances, dessins, installations, etc…) qui explorent la question de la chute, de la gravité, de l’équilibre, du rapport à l’autre, au regard de l’autre, dans la danse et dans le mouvement. 

De la verticale à l’horizontale, Klaus Rinke

Categories