La sirène que vous entendez retentir chaque mercredi à 14h est le chant mélancolique du FRAC, qui, en temps normal à cette heure précise, ouvre ses portes. Déterminé à maintenir l’art en vie, 11 œuvres de 13 artistes de la collection sont exposées dans 15 vitrines et visibles jusqu’au mois de mars.

Les Vitrines du Frac Franche-Comté, 2021. Photo : Nicolas Waltefaugle

D’ordinaire, une corne de brume alerte, prévient de la présence d’un navire dans le brouillard. Quelle différence avec ce que le monde de l’art vit actuellement ? « La Sirène », installation sonore de Marylène Negro entonne par 120 décibels le cri du FRAC, ou plutôt sa volonté éperdue de rester présent dans ce silence imposé au monde de la culture (voir Tribune). « Ainsi activée, La Sirène fait écho aux incertitudes d’un secteur artistique en souffrance », selon un communiqué du FRAC. En effet, si les centres d’art et les petits musées souhaitent respecter de bonnes conditions sanitaires, ils ne peuvent pas accueillir un nombre suffisant de visiteurs.

Pourtant, le public lui aussi a besoin d’art, de culture et de musique. Le Frac se donne pour mission de répondre à ses attentes en lui proposant de découvrir, du 29 janvier au 9 mars, les œuvres de Stephan Balkenhol, Dominique Blais, Blanca Casas-Brullet et Eric Lamouroux, Hubert Duprat, Simon Faithfull, Dora Garcia , Bertrand Lavier, Didier Marcel, Judy Milner, Hugues Reip, Peter Rösel et Kelley Walke.

Alors bien sûr, il faudra se contenter d’observer les œuvres de loin, au travers des vitres, écrans impénétrables mais qui néanmoins laissent filtrer un moment de contemplation. C’est toujours mieux que le néant, le rien.

Les Vitrines du Frac Franche-Comté, 2021. Photo : Nicolas Waltefaugle

Dans cette période si particulière, continuer d’observer la culture la maintient en vie, tout simplement.

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