Au FRAC, jusqu’au 3 janvier 2021

Commissaire de l’exposition : Sylvie Zavatta, directrice du Frac Franche-Comté

Dans le cadre de la nouvelle saison 2020-2021 du FRAC entièrement dédiée au dialogue entre les arts visuels et la danse, l’exposition « Rose Gold » propose de relire l’ensemble du travail de l’artiste Cécile Bart sous un nouvel éclairage.

De Retenir, Tendre, Glisser (1989) en passant par Marcher (1993), ou Virevoltes (2010), les expositions de Cécile Bart créent un enchaînement, jouent une chorégraphie…dansent.

Dans ce nouveau chapitre, les peintures/écrans, les maquettes, les combinaisons de surfaces colorées et d’images fixes ou animées appellent leurs visiteurs, telle une musique envoûtante. Ils sont invités à arpenter les œuvres sur une chorégraphie pensée par l’artiste, « comme un parcours qui débute par une « farandole », passe par une scène où se déploient des trajectoires.


Cécile Bart, Suspens de Rennes, 2018, Frac Bretagne, Rennes, 23 décembre 2018-10 mars 2019 © Cécile Bart. Photo : Marielys Lorthios

Tout à la fois invisible et perceptible, le thème de la danse imprègne fortement l’exposition. Tels deux partenaires dont les corps se repoussent puis fusionnent sur un même rythme, les œuvres s’opposent puis s’entremêlent à l’image de Diaporama et La Suite dans les images, où l’artiste montre le mouvement à travers la photographie et la sculpture, « deux médiums qui par nature le figent ». Telle est cependant la volonté de Cécile Bart : jouer des contraires, les faire se mouvoir en un mystérieux ballet, un flot de collages/peintures, de sculptures, d’images sur des écrans projetant les silhouettes d’acteurs, de danseurs ou de trapézistes, notamment celle d’une certaine Rose Gold.


Cécile Bart, Silent Show, 2017, CCCOD, Tours, 8 décembre 2017 – 13 mai 2018, Collection Frac Franche-Comté © Cécile Bart.
Photo : CCCOD, Tours

Mais qui est Rose Gold ? Oubliée du public comme des pages de moteurs de recherche sur internet, cette trapéziste jouissait pourtant d’une renommée internationale dans les années 50. Est-ce l’émotion suscitée par l’ampleur des voltiges de celle que l’on annonçait comme la « Reine Internationale des airs » qui ont inspiré Cécile Bart ?

A chaque visiteur de trouver la clé du mystère.

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