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Humour : Akim Omiri

samedi 30 mars 2019 à 20 : 30

30€

Gagnez vos places pour son spectacle au bas de l’article ! 

 

Révélation actuelle du stand-up, Akim Omiri expose sur scène sa vision décalée du monde avec un humour parfois grinçant. Découvrez un héros ordinaire et attachant, prêt à bousculer certaines mentalités.

Tout juste trentenaire, Akim Omiri a déjà vécu un paquet de vies. Homme à tout faire au Havre, spéléologue à Neuilly, rescapé d’un cancer à Rouen et boxeur titré, celui-ci a dans le fond toujours voulu être humoriste. Son one man show, mis en scène par Kader Aoun, nous donne l’impression de passer une soirée avec un ami. Derrière son air de premier de la classe et son sourire malicieux, Akim Omiri cache un artiste à la fois touchant, engagé et souvent piquant. Il trouve surtout le moyen de rire de tout ce qui lui arrive. « Quand j’annonce que j’ai eu un cancer à 14 ans, le plus dur est de ne pas plomber l’ambiance, confie celui dont les vidéos YouTube rassemblent des millions de vues. J’ai seulement envie de dédramatiser le drame dans la vie des gens. » Vous verrez, sa joie de vivre se révèle vite contagieuse.

 

Rencontre avec ce jeune humoriste parisien qui partage son temps entre la scène et YouTube. 

 

Vous êtes à la fois Youtubeur et humoriste, pouvez-vous nous en dire plus sur ce parcours atypique ?

Je suis arrivé il y a plusieurs années à Paris pour finir mes études, mais c’était surtout un prétexte. Le soir, je montais sur scène pour essayer de faire marrer les gens, 5 minutes pas plus, en parallèle de mes cours. Puis ça été de plus en plus long, et de plus en plus souvent, et je me suis retrouvé avec presque une heure de spectacle à jouer. Peu de temps après, j’ai rencontré par hasard les YouTubeurs Norman et Hugo Tout Seul qui sont venus dans la salle où je jouais.

Je les ai fait rire, et notre amitié a commencé à ce moment-là. Le directeur artistique de Golden Moustache a ensuite vu et aimé ce que je proposais sur scène, et m’a convié à une réunion d’écriture. J’y suis allé en me disant que je n’avais rien à perdre, et dès la première session certains de mes textes ont plu. J’ai commencé les vidéos avec Golden Moustache puis j’ai continué à faire évoluer mon spectacle. Ensuite, j’ai créé ma propre chaîne YouTube, et j’en suis là maintenant, à gérer mon spectacle et ma chaîne.

 

Beaucoup ont essayé avec plus ou moins de succès de transposer leur univers sur scène. Comment gérez-vous les deux ?

C’est loin d’être facile. Dans ces milieux, il faut être à fond, 24/24h, pour que ça marche. Là je suis à moitié sur ma chaîne, et à moitié sur mon spectacle. Donc les deux progressent doucement, je pense que je pourrais être plus connu si je faisais un choix, mais je ne veux pas me cantonner à une seule chose car j’aime les deux. Je ne peux pas ne pas faire les deux.

Dans ma dernière vidéo Protège ton dos par exemple, je fais la promotion de mon spectacle, mais en dérision totale. Je pousse à fond le personnage désespéré de ne pas remplir sa salle, j’appuie les clichés… Pour faire rire et interpeller. Je suis également très perfectionniste. Je passe toujours beaucoup de temps sur mes vidéos, car une fois que c’est en ligne, on ne peut plus y toucher. Alors je passe et je repasse dessus pour être sûr que ça me plaît, que c’est parfait, pour ne pas avoir de regrets. Tout cela prend énormément de temps.

 

Que peut-on retrouver dans votre spectacle ?

Mon spectacle est plutôt universel, ce n’est pas un spectacle « de parisien », j’essaie de faire un spectacle qui parle à tout le monde, et on y retrouve bien l’univers de mes vidéos.

Je raconte des histoires personnelles, ce qui fait que c’est déjà inédit, et j’en profite pour aborder des thèmes universels comme la maladie, la peur, l’envie d’être un héros dans la vie de tous les jours… Plein de choses banales mais en même temps extraordinaires. C’est assez vague, ça serait tricher que d’en dire plus, il faut voir le spectacle pour ça !

 

Quels sont les premiers retours ?

La plupart du temps, les gens me disent « je ne m’attendais pas à rire autant, c’est surprenant de retrouver des sujet traités avec cet angle-là ». Je pense donc que ça plaît bien, je suis content.

À la fin de chaque spectacle, je descends rencontrer les gens et passer du temps avec eux, c’est toujours un moment que j’attends avec impatience, car il y a une énorme différence entre lire un commentaire sur YouTube et l’entendre d’une personne face à soi. Je chéris ces moments car je me rends compte que les gens qui me suivent sont bien réels et je peux échanger avec eux. Le spectacle est presque un prétexte pour les rencontrer ! C’est important d’avoir une réelle connexion humaine, de voir dans les yeux des gens qu’ils aiment ce que je peux produire.

 

 Vous êtes très engagé en faveur des droits de l’homme et de l’environnement, va-t-on retrouver ces thèmes dans votre spectacle ?

Le spectacle évolue encore, et ce sont effectivement des sujets que je vais essayer d’intégrer prochainement. Cela me semble important de replacer l’humain au centre des décisions qu’on prend en général. Plus on grandit, plus le monde dans lequel on vit nous pousse à devenir plus égoïste, aigri. On vit dans un monde très bizarre, et je pense que l’art peut nous faire évoluer dans le bon sens, alors j’essaie de faire passer des messages. Aujourd’hui, on façonne des stars lisses et sans personnalité pour éviter de froisser les gens. Plus personne ne donne son avis de peur de vexer, et je pense qu’un artiste devrait faire l’inverse, s’engager, dans un sens comme dans l’autre. C’est ce que j’essaie de faire.

 

Quels sont vos projets pour 2019 ?

Je continue à faire progresser mon spectacle, à jouer partout en France, et aussi à participer à des scènes ouvertes sur Paris. Mais je suis surtout en train d’écrire mon premier long métrage, qui sera une comédie tout public qu’on devrait pouvoir retrouver au cinéma. Le scénario est presque validé, et si tout va bien le tournage aura lieu cette année. Je suis bien épaulé par le producteur Alain Goldman, qui a notamment produit Case départ et la Môme.

Laura Amand

Détails

Date :
samedi 30 mars 2019
Heure :
20 : 30
Prix :
30€
Catégorie d’Évènement:
Étiquettes Évènement :
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Organisateur

Le Bruit Qui Pense
Téléphone :
09 51 67 97 03
Site Web :
http://www.lebruitquipense.fr/

Lieu

Petit Kursaal
2 Place du Théâtre
Besançon, 25000 France
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Téléphone :
03 81 87 83 00