Un cycle de conférences sur le thème de l’exposition 1848 « On sera heureux maintenant ! » vous est proposé.

> Victor Hugo en 1848 | par Jean-Marc Hovasse

Au début de l’année 1848, Victor Hugo est académicien et pair de France. En février, la Révolution le surprend, et supprime la Chambre des pairs. Il soutient tout d’abord la régence de la duchesse d’Orléans, puis se lance avec un peu de retard dans le combat électoral. Il est élu député en juin, quelques jours avant les journées d’émeutes qui vont changer son destin. Cette année-là, essentielle, est aussi celle qui voit disparaître presque en même temps ses deux modèles : Chateaubriand, qui meurt, et Lamartine, le grand homme de la Révolution, qui est balayé par le vent de l’Histoire. Étudier Victor Hugo en 1848, c’est aussi comprendre comment il est devenu républicain.

Jean-Marc Hovasse. Directeur de recherche au CNRS, à l’Institut des Textes et Manuscrits modernes (ITEM CNRS / ENS Paris), biographe de Victor Hugo (éd. Fayard), conseiller scientifique pour la conception et l’ouverture de la maison natale de Victor Hugo.

> Samedi 22 septembre à 16 h 30 – Maison Victor Hugo, 140 Grand-Rue, Besançon – Durée : 1 h, entrée libre

> 1848, la première réponse républicaine à la question sociale | par Renaud Bueb

En 1848, la République inscrit dans la devise officielle la fraternité. La Révolution de février avait vu les prolétaires rejoindre les bourgeois sur les barricades. L’époque est à l’utopie fraternelle, mais aussi aux tensions sociales nées de la révolution industrielle. Le progrès économique n’apporte pas le progrès social. Les philanthropes ont déjà dénoncé la pitoyable condition ouvrière. La monarchie de Juillet a brisé le tabou du libéralisme juridique en accordant une timide protection aux enfants à l’usine (loi de 1848). La République de 1848 revendique sa dimension sociale. La question sociale entre dans la constitution, avec le droit au travail et à la protection sociale. Le suffrage universel l’oblige à légiférer sur les maux industriels et la protection des faibles. Si l’utopie se brise aux journées de juin, elle n’éteint pas la préoccupation sociale qui n’est pas incompatible avec le conservatisme des républicains de l’ordre.
L’année 1848 est-elle à l’origine d’un modèle social français ?

Renaud Bueb. Maître conférence HDR en histoire du droit et des institutions à l’Université de Franche-Comté

> Dimanche 30 septembre à 16 h – Maison Victor Hugo, 140 Grand-Rue, Besançon – Durée : 1 h, entrée libre

> La bataille des idées en France, de la Monarchie à la République, 1847-1848 | par Edward Castleton

Cette intervention examinera les débats politiques, sociaux et économiques en France de la veille de la Révolution de février 1848 jusqu’à l’élection présidentielle de Louis-Napoléon Bonaparte en décembre de la même année. Elle se focalisera particulièrement sur l’évolution de la presse française et le bref moment de liberté médiatique qui a suivi la Révolution de février et qui est mort dans le sillage du climat répressif des journées de juin.

Edward Castleton. Chercheur associé à la MSHE C. N. Ledoux à l’Université de Franche-Comté, spécialiste et éditeur des manuscrits de P. J. Proudhon

< Dimanche 14 octobre à 16 h – Maison Victor Hugo, 140 Grand- Rue, Besançon – Durée : 1 h, entrée libre

Renseignements : http://www.besancon.fr/index.php?p=1810&art_id=6669